Le mouvement contre la vie chère
Le lancement du mouvement
En juillet 2024, nous avons lancé un ultimatum clair et sans détour à la grande distribution : aligner les prix de l'alimentaire sur ceux de l'Hexagone. Face au silence et à l'inaction des monopoles économiques, nous sommes passés à l'action sur le terrain à partir de septembre 2024.
Nous avons initié des rassemblements massifs, des opérations de blocage des accès aux centres commerciaux et aux axes routiers, ainsi que des appels au boycott. Notre mot d'ordre était simple : diffuser l'information en direct sur les réseaux sociaux pour maintenir une transparence totale avec la population martiniquaise.
La confrontation aux tables rondes (Septembre - Octobre 2024)
Grâce à la pression populaire que nous avons portée, l'État, la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) et les grands groupes de distribution ont été contraints de s'asseoir à la table des négociations lors de plusieurs tables rondes retransmises en direct.
Nous sommes venus porter une exigence fondamentale : une baisse globale et pérenne sur l'ensemble des produits alimentaires, et pas seulement sur quelques références au coup par coup.
L'aboutissement et notre position (16 octobre 2024)
Le 16 octobre 2024, au terme d'une 7ème table ronde, l'État, la CTM et les acteurs économiques ont signé un « protocole d'objectifs et de moyens » annonçant des baisses de prix d'environ 20 % sur une liste de 6 000 à 7 000 produits alimentaires.
Nous avons fait le choix de ne pas signer cet accord.
Pour nous, le compte n'y était pas :
- Le texte laissait de côté une large partie de l'alimentation quotidienne des foyers.
- Il ne proposait aucune vraie garantie de transparence sur la formation des marges arrières.
- Les mesures reposaient sur des mécanismes temporaires sans s'attaquer au problème structurel du système d'importation.
Mobilisation à Paris contre la vie chère en outre-mer
Parce que la question du pouvoir d'achat touche aussi la communauté antillaise vivant en France métropolitaine, nous avons étendu nos actions hors de l'île. Nous avons organisé des réunions publiques et des rassemblements à Paris et dans plusieurs grandes villes afin de sensibiliser la diaspora et d'interpeller directement les instances décisionnelles à Paris.
Notre bilan
Bien que nous n'ayons pas signé ce document, c'est notre mobilisation qui a forcé les institutions à accorder des baisses de prix historiques en Martinique. Nous avons prouvé que la population, lorsqu'elle est unie, a le pouvoir de faire plier les géants de la distribution. Nous avons refusé le compromis au détriment du peuple, posant ainsi les bases d'un combat à long terme pour une justice économique réelle et durable.