L'organisation du transport en Martinique
Au RPPRAC, nous considérons que la mobilité est un droit fondamental et un levier direct du pouvoir d'achat. L'organisation actuelle des transports en Martinique souffre de dysfonctionnements structurels qui pénalisent quotidiennement les travailleurs, les étudiants et les familles.
Notre position et nos revendications sur les transports
1. La dénonciation d'un réseau inégal et défaillant Nous pointons du doigt la dépendance quasi-obligatoire à la voiture individuelle. L'offre de transports en commun (portée par Martinique Transport et les opérateurs du réseau) reste insuffisante, mal cadencée et très inégalement répartie sur le territoire, en particulier pour les communes du Nord et du Sud.
2. Le coût de la mobilité pour les ménages Obliger la majorité des Martiniquais à posséder un véhicule personnel accentue la vie chère : carburant, assurances, entretien et achats de véhicules sont surtaxés par rapport à l'Hexagone. Pour les usagers des transports publics, les pannes à répétition et les interruptions de service dégradent la qualité de vie sans baisse équivalente des tarifs.
3. Nos exigences pour un service public digne
- L'extension et la fiabilité des lignes : Développer un réseau interconnecté et ponctuel couvrant l'ensemble des 34 communes de l'île, pas seulement l'agglomération centrale.
- Une tarification sociale et accessible : Mettre en place des tarifs réduits ou la gratuité pour les étudiants, les demandeurs d'emploi et les séniors afin de désenclaver les populations modestes.
- La souveraineté des aménagements : Repenser l'infrastructure globale (y compris le transport maritime inter-communal) en concertation directe avec la population pour fluidifier les axes majeurs et réduire les embouteillages paralysants.